Qu’est-ce
que la maladie d’Alzheimer ?
Mise à jour le 1er juin 2005
La maladie d'Alzheimer est une maladie du
cerveau. Elle se caractérise par une mort progressive
des cellules nerveuses.
Au fur et à mesure que la maladie d'Alzheimer affecte
une nouvelle région du cerveau, elle peut entraîner
la perte de certaines fonctions.
Les lésions débutent dans les zones du cerveau
qui sont impliquées dans la mémoire puis
elles s'étendent progressivement à d'autres
régions qui interviennent dans le langage, les
capacités gestuelles, le raisonnement, …
De façon plus générale, la personne
atteinte subit un changement de comportement et des difficultés
croissantes dans sa vie intellectuelle et relationnelle.
Bien que la maladie entraîne des changements, elle
ne modifie pas la capacité de la personne à
éprouver des sentiments comme la joie,
la colère, la peur, l'amour ou la tristesse, et
à réagir à ces sentiments.
Il est impossible de rétablir les fonctions
des cellules du cerveau endommagées par la maladie
d'Alzheimer ; toutefois, il existe des traitements
et des stratégies qui peuvent aider à la
fois la personne atteinte de la maladie et son aidant
principal.
Pour en savoir
plus
• D’où vient le nom «
Alzheimer » ?
La maladie d’Alzheimer a été
décrite pour la première fois
en 1907, par le neuropathologiste allemand
Aloïs Alzheimer (1864-1915), suite à
l’observation du cas de Madame Auguste
D qui présentait des troubles du comportement
associés à une détérioration
intellectuelle.
Aloïs Alzheimer a fait le lien entre
le déclin de certaines fonctions intellectuelles
survenant chez des personnes de moins de 65
ans et des lésions neuro-anatomiques
caractéristiques retrouvées
dans le cerveau : les plaques séniles.
Plus tard, d’autres lésions typiques
de cette maladie seront identifiées
: les dégénérescences
neurofibrillaires constituées
de filaments qui détruisent les neurones
peu à peu. •
Maladie véritable ou processus de vieillissement
physiologique ?
Pendant des siècles, le déclin
intellectuel a été considéré
comme la conséquence inévitable
du vieillissement.
On sait aujourd’hui qu'il s'agit d'une
véritable maladie et non d'une conséquence
inéluctable du vieillissement.
Vieillir ne signifie pas perdre la mémoire
ou ses facultés intellectuelles.
Chez la personne âgée non atteinte,
il est possible d’observer certains
changements : ralentissement du traitement
de l’information, réduction de
la capacité à acquérir
de nouvelles données ou apprentissage…
L’expérience compense généralement
ces phénomènes et les problèmes
se trouvent résolus de la même
façon que chez le sujet jeune mais
avec simplement un peu plus de temps et d’effort.
• Pourquoi parle t-on autant
de cette maladie aujourd’hui ?
Le nombre de sujet concernés par la
maladie d’Alzheimer serait actuellement
en France, de l’ordre de 856 000
(étude
PAQUID).
Le pourcentage de personnes atteintes de maladie
d’Alzheimer augmente régulièrement
avec l’âge : de 0,6% entre 65
et 69 ans, il atteint 22,2% après 90
ans.
Compte tenu de l’allongement de l’espérance
de vie dans notre pays et du vieillissement
de la population, une forte augmentation de
ce chiffre est à prévoir dans
les années à venir.
On n'a donc pas fini d’entendre parler
de la maladie d’Alzheimer ! |
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Références
bibliographiques
Ramaroson H, Helmer
C, Barbeger-Gateau P. Prévalence de la démence
et de la maladie d’Alzheimer chez les personnes
de 75 ans et plus : données réactualisées
de la cohorte PAQUID. Rev Neurol 2003 ; 159 (4) : 405-11.
Pancrazi MP, Métais P. Vivre avec un proche atteint
d’Alzheimer. InterEditions, Paris, 2004.
Dartigues JF, Berr C, Helmer C et al. Epidémiologie
de la maladie d’Alzheimer. Médecine/Sciences
2002 ; 28 : 737-43.
Neuman E. Comment communiquer avec un malade Alzheimer
? In : La Maladie d’Alzheimer. 40 questions pratiques.
Tome 1. Neuronale Ed..
Crédit photo : BSIP
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