Les
symptômes psychologiques et les troubles comportementaux
et leur évolution au cour de la maladie
Mise à jour le 1er juin 2005
Pour
chaque malade, les troubles du comportement peuvent être
multiples ; il existe des combinaisons différentes
et fluctuantes dans le temps. •
Au stade léger Des désordres
psychologiques et comportementaux peuvent être présents
dès le début des troubles :
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- la personne est souvent consciente
de ses troubles, ce qui peut déclencher anxiété,
irritabilité, et tristesse,
- le malade peut perdre son esprit d’initiative
à des degrés divers, et perdre l'intérêt
qu'il portait à ses activités de loisir
habituelles. |
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« Il est irritable,
anxieux, parfois il souffre et il semble très
triste »,
« Lui qui aimait tant voyager, cela ne lui
dit plus rien »,
« Il refuse de garder ses petits enfants »,
« Il a arrêté de bricoler ». |
• Au stade modéré
Les désordres psychologiques et comportementaux
sont patents :
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- saute d’humeur, repli,
apathie,
- méfiance ou idées délirantes
dont le malade ne démord pas,
- hallucinations,
- troubles du sommeil,
- comportement moteur aberrant (habillage /déshabillage,
pliage / dépliage, déambulation…),
- la personne est souvent consciente de ses troubles,
ce qui peut déclencher anxiété,
irritabilité, et tristesse.
- Le malade peut perdre son esprit d’initiative
à des degrés divers, et perdre plus
ou moins l'intérêt qu'il portait à
ses activités de loisir habituelles,
- répétition incessante de la même
question,
- incurie, refus alimentaire, opposition aux soins. |
«
Elle veut rendre visite à ses parents décédés
depuis des années »
« La femme qui vient m’a volé mon argent
»
« Elle somnole dans son fauteuil, petit à
petit, elle inverse le jour et la nuit »
« Elle refuse qu’on s’occupe d’elle
et couvre d’injure tous ceux qui l’approchent
»
« Il m’appelle au téléphone
plusieurs fois par nuit car il pense que des voleurs sont
entrés chez lui »
« Il dort mal, se réveille plusieurs fois
par nuit et veut sortir, je ne ferme plus l’œil
de la nuit »
« Il
marche sans arrêt, sans but précis
»
« Il défait en permanence son armoire
»
« Il se déshabille et se rhabille indéfiniment
»
« Il demande sans cesse ce qu’il fait
là » |
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Si certains de ces troubles (apathie, indifférence)
sont tolérables, d’autres (troubles du sommeil,
agressivité) conduisent souvent à un épuisement
de l’entourage.
Il est alors crucial que l’entourage soit conseillé
et soutenu par le médecin afin d’apprendre
à ne pas dépasser ses propres limites ou
par exemple, à ne pas répondre aux agressions.
• Au stade terminal
L’affectivité et le comportement sont extrêmement
perturbés.
« Elle est agitée et crie dès
qu’on la touche »
« Elle griffe et mord quand on tente de lui faire
sa toilette »
« Elle crie « Mademoiselle ! » toute
la journée »
Pour en savoir
plus
Et la dépression du sujet Alzheimer?
Au début de la maladie, la
perception que les sujets ont de la baisse
de leurs performances, peut entraîner
un syndrome dépressif réactionnel.
Mais ce tableau dépressif peut aussi
survenir à un stade plus tardif de
la maladie.
Près de 80% des malades Alzheimer se
voient prescrire un traitement pour épisode
dépressif à un moment ou l'autre
de l’évolution de leur maladie
(Bazin N, 2001). |
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Références bibliographiques
Chazarac P et Gallice I. Examen psychiatrique du sujet
dément. In : Léger, Clément et Wertheimer,
Psychiatrie du sujet âgé. Paris : Médecine-Sciences
Flammarion, 1999 : 169-81.
Bazin N, Fremont P. dépression et démence
: diagnostic différentiel ou pathologies intriquées
? Ann Psychiatr 2001 : 16 : 5-9.
Vetel JM. Les outils d’évaluation des troubles
du comportement. La Revue de Gériatrie 2003 ; 28(7
suppl C) : C1-C5.
Pancrazi MP, Métais P. Vivre avec un proche atteint
d’Alzheimer. InterEditions, Paris, 2004.
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