Quels
sont les traitements de la maladie d’Alzheimer ?
Mise à jour le 1er juin 2005
Les traitements de la maladie d’Alzheimer peuvent
être des traitements spécifiques de cette
maladie, ou des traitements visant les troubles associés
à la maladie d’Alzheimer. •
Les médicaments spécifiques de la maladie
d’Alzheimer
Il n'existe pas actuellement de traitements qui stoppent
le développement des lésions cérébrales
spécifiques de la maladie d'Alzheimer ou qui la
guérissent.
Mais de nombreuses recherches sont en cours. Elles ont
permis de découvrir des médicaments qui
ralentissent l'évolution de la maladie et qui améliorent
la qualité de vie des patients et de leur famille.
Plusieurs médicaments sont indiqués dans
les formes légère et modérée
de la maladie. Un seul est indiqué au stade sévère.
Ces médicaments sont tous prescrits initialement
par un médecin spécialiste (neurologue,
gériatre, psychiatre) qui revoie le patient une
fois par an. Entre-temps, la prescription peut être
renouvelée par le médecin généraliste.
Pour en savoir
plus
Autres médicaments
Le médecin peut être amené
à prescrire d’autres médicaments
lorsque le patient présente certains
troubles associés, par exemple :
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- antidépresseur
en cas de dépression,
- neuroleptiques en cas de délire
ou d’hallucinations… |
Attention, il est important
de suivre scrupuleusement la prescription
du médecin car comme tout médicament,
certains de ces traitements peuvent être
plus nuisibles que bénéfiques
s’ils sont mal pris.
Le rôle de l’aidant est donc essentiel
pour tenir le médecin informé
de la pathologie du sujet, de son traitement
médicamenteux habituel, de ses réactions
en cas de prescription d’un nouveau
médicament et de la prise effective
du traitement prescrit. |
|
• Les traitements non médicamenteux
Ils viennent compléter le traitement médicamenteux
et visent à stimuler les capacités restantes
du malade. La stimulation agit sur les déficits
du patient en permettant de développer des stratégies
pour pallier les difficultés et maintenir son autonomie.
Elle redonne une plus grande confiance en soi, restaure
le sentiment d’identité et réduit
la souffrance psychologique du malade. (Pancrazi MP, Métais
P, 2004).
Il s’agit de
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- stimulation des fonctions
intellectuelles (entraînement de la mémoire
des évènements et des faits, exercices
de raisonnement, exercices de reconnaissance des
choses et des personnes)
- orientation dans la réalité (pense-bête,
aide aux souvenirs),
- rééducation orthophonique et psychomotrice,
- kinésithérapie,
- développement des facultés d’adaptation,
de l’autonomie, et des capacités relationnelles. |
Ces actions sont menées de façon optimale
dans les hôpitaux de jour, de réadaptation
et les accueils de jour thérapeutiques et peuvent
être complétées au domicile et en
institution. • Les voies de recherche
Il existe actuellement de nombreuses pistes de recherche
pour trouver des thérapeutiques qui agiraient sur
les causes de la maladie, qui la préviendraient
ou qui la guériraient.
Un vaccin est à l’étude ainsi que
différents anti-inflammatoires et anti-oxydants
supposés offrir une protection contre la maladie.
Références
bibliographiques
Pancrazi MP, Métais P. Vivre avec un
proche atteint d’Alzheimer. InterEditions, Paris,
2004.
Pariel-Madjlessi, Belmin J. La prise en charge médicamenteuse
des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
La revue de gériatrie 2003 ; 28(4 suppl A) : A
18-A19. |