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Protection légale du malade Alzheimer

Document rédigé par Maître Roger Zeineh, Falque & Associés, Avocats au Barreau de Paris - septembre 2007

La protection de la personne du malade Alzheimer
Protection matérielle du malade Alzheimer
Aides matérielles | Aides financières | Les mesures d'accompagnement
Protection légale à raison de comportements dangereux
Les dispositions du Code de la Santé Publique |
Les dispositions du Code Pénal | Les dispositions de Code de Procédure Pénale

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Les Dispositions du Code Pénal

Le Code pénal comporte des dispositions qui tendent également à la protection des personnes présentant des troubles mentaux.

  • Les personnes dont les facultés mentales sont affectées sont protégées contre toute forme de discrimination.
    (Articles 225-1 et suivants du Code pénal) 

  • Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d'atteintes sexuelles, infligés à une personne se trouvant dans une situation de faiblesse en raison de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience physique ou psychique, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est punissable d’une peine d’emprisonnement et d’une amende.
    (Article 434-3 du Code pénal)

  • Le médecin ainsi que plus généralement les professionnels de la santé ou de l’action sociale sont déliés de l’obligation de confidentialité à laquelle ils sont tenus au titre du secret professionnel dès lors qu’ils sont amenés à informer les autorités judiciaires, médicales ou administratives du caractère dangereux pour elles-mêmes ou pour autrui des personnes qui les consultent. d’évènements ou de situations concernant des malades dans le but de faire cesser des maltraitances ou de prévenir la commission
    Le signalement aux autorités compétentes effectué dans de telles conditions prévues au présent article ne peut faire l'objet d'aucune sanction disciplinaire.
    (Article 226-14 du Code pénal)

  • La personne qui était atteinte, au moment de la commission de délits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes, n'est pas pénalement responsable. Elle demeure néanmoins punissable étant précisé que la juridiction doit alors tenir compte de cette circonstance lorsqu'elle détermine la peine et en fixe le régime.
    (Article 122-1 du Code pénal)

    Par ailleurs, lorsque les autorités judiciaires estiment que l'état mental d'une personne qui a bénéficié d'un non-lieu, d'une décision de relaxe ou d'un acquittement en application des dispositions de l'article 122-1 précité du Code pénal nécessite des soins et compromet la sûreté des personnes ou porte atteinte, de façon grave, à l'ordre public, elles avisent immédiatement le Préfet, qui prend sans délai toute mesure utile, ainsi que la commission départementale des hospitalisations psychiatriques. L'avis médical qui est requis pour les hospitalisation d’office d’un malade sans son consentement doit porter sur l'état actuel du malade.
    A toutes fins utiles, le procureur de la République informe le représentant de l'Etat dans le département de ses réquisitions ainsi que des dates d'audience et des décisions rendues.
    (Article L3213-7 du Code de la santé publique)

    Il est à noter qu’il ne peut être mis fin aux hospitalisations d'office qui interviendraient dans un tel cas que sur les décisions conformes de deux psychiatres n'appartenant pas à l'établissement et choisis par le Préfet sur une liste établie par le procureur de la République, après avis de la direction des affaires sanitaires et sociales du département dans lequel est situé l'établissement.
    Ces deux décisions résultant de deux examens séparés et concordants doivent établir que l'intéressé n'est plus dangereux ni pour lui-même ni pour autrui.
    (Article L3213-8 du Code de la santé publique)