L’Hospitalisation
A Domicile (HAD) Mise à jour
le 1er juin 2005
L’hospitalisation
à domicile fait partie des alternatives à
l’hospitalisation régies par les dispositions
du code de la santé publique.
L’HAD s’est initialement créée
autour de la prise en charge de pathologies chroniques
qui nécessitent des soins techniques comme les
cancers, les pathologies neurologiques, l’infection
à VIH… Malgré
son intérêt évident pour les patients,
l’HAD joue encore aujourd’hui un rôle
marginal dans l’offre de soins.
En France, en juin 2002,
- le nombre total de structures d’HAD s’élève
à 108,
- le nombre total de places autorisées atteint
4 739,
- la répartition demeure encore très inégale
puisque 33 départements ne comptent encore aucune
place.
Jusqu’ici, l’HAD s’est surtout développée
autour de soins ponctuels plutôt que sur des pathologies
lourdes et de réadaptation.
Les autorités gouvernementales incitent actuellement
au développement de l’HAD afin d’assurer
une meilleure couverture du territoire pour les patients
en zone semi-urbaine ou rurale.
Elles demandent par ailleurs que l’accent soit mis
sur le développement de la prise en charge de pathologies
chroniques lourdes.
Donner à domicile tous les soins nécessaires
à une personne, comme si elle était hospitalisée.
Les structures dites d'hospitalisation à domicile
permettent d'assurer au domicile du malade, des soins
médicaux et paramédicaux continus et nécessairement
coordonnés, pour une période limitée,
mais révisable en fonction de l'évolution
de son état de santé.
Ces soins se différencient de ceux habituellement
dispensés à domicile par la complexité
et la fréquence des actes. Chaque structure d'hospitalisation
à domicile intervient dans une aire géographique
précise.
Qui la prescrit ?
Un médecin hospitalier ou un médecin exerçant
à titre libéral.
Le malade est alors placé sous la responsabilité
du médecin prescripteur de l’hospitalisation
à domicile.
Comment ?
On met donc en place un suivi médical effectué
par le service d’H.A.D du secteur. L’équipe
soignante est détachée de la structure hospitalière
pour se rendre quotidiennement au chevet du patient.
Le suivi est effectué par le médecin traitant
du patient.
L’installation du matériel médical
(lit médicalisé, appareillage…) est
à la charge du service de l’H.A.D.
Dans quelles circonstances ?
Une hospitalisation à domicile peut être
décidée lors de la sortie d’une hospitalisation,
au cours d’une consultation externe dans un hôpital
public, ou par le médecin traitant.
L’HAD a pour objectif d’éviter ou de
raccourcir l’hospitalisation en service de soins
aigus ou de soins de suite ou de réadaptation,
lorsque la prise en charge à domicile est possible.
Qui en bénéficie
?
L’HAD concerne des malades atteints de pathologies
graves, aiguës ou chroniques, évolutives et/ou
instables qui, en l’absence d’un tel service,
seraient hospitalisés en établissement de
santé.
Les malades pris en charge en HAD nécessitent des
soins complexes qui comprennent à la fois :
- Une coordination médicale,
- Une évaluation médicale au moins hebdomadaire,
- Des soins infirmiers quotidiens ou moins fréquents
avec des interventions de kinésithérapie
(auxquels peuvent s’ajouter des soins dispensés
par un aide-soignant, un orthophoniste, des conseils diététiques,
une prise en charge sociale, psychologique, des prestations
d’ergothérapie).
Ne sont pas admis en HAD, les malades
- qui relèvent uniquement de soins à l’acte
non coordonnés,
- qui relèvent de soins infirmiers à domicile,
- dont l’état justifie le maintien au sein
d’une structure traditionnelle en raison de la permanence
et de la haute technicité des soins dont ils relèvent,
- qui relèvent uniquement de nutrition entérale
ou parentérale, de moyens de suppléance
à une insuffisance respiratoire ou rénale.
Références
bibliographiques
Circulaire DHOS/O/ n° du 2003 relative a` l’hospitalisation
a` domicile.
Circulaire DH/EO2/2000/295 du 30 mai 2000 relative à
l’hospitalisation à domicile.
Ministère de la santé et de la protection
sociale, Ministère délégué
aux personnes âgées. Mémento Alzheimer.
Sitcom ed, 2004. |