L’aménagement
du domicile
Mise à jour le 1er juin 2005
La prise en charge de la maladie d’Alzheimer nécessite
un aménagement du lieu de vie afin de :
- prévenir les accidents et les chutes,
- favoriser l’autonomie du patient dans son environnement,
- réduire le stress de l’aidant et faciliter
sa prise en charge.
(ANAES, 2003 - Pariel-Madjlessi
S, 2003) Il est indispensable d’effectuer
ces modifications assez tôt dans l’évolution
de la maladie et de les expliquer à la personne
concernée.
Quelques
questions à se poser
Prévenir les accidents
- Les fenêtres peuvent-elles être bloquées
?
- Les verrous de la porte d’entrée peuvent-ils
s’ouvrir facilement de l’extérieur
pour venir en aide au malade enfermé ? Et sont-ils
inaccessibles de l’intérieur pour éviter
au malade désorienté de sortir ?
- Les produits potentiellement dangereux (médicaments,
produits nettoyants, produits chimiques) sont-ils hors
de portée du malade et dans des bouteilles bien
identifiables ?
- Le logement est-il suffisamment éclairé
et les interrupteurs d’accès facile ?
- Le téléphone est-il accessible en permanence
? Ses chiffres sont-ils assez gros ?
- Les numéros urgents (médecins, police,
pompiers, ambulance…) sont-ils écrits de
façon claire près du téléphone
?
Le principal danger se
situe dans la cuisine et vient du gaz
- Le gaz est-il supprimé et remplacé par
des plaques électriques avec arrêt de sécurité
?
- Les ustensiles dangereux (couteau électrique…)
sont-ils bien cachés ?
- Un micro-ondes simple d’utilisation est-il installé
?
La salle de bain doit
être fonctionnelle et non dangereuse
- Un tapis de bain antidérapant et des barres d’appui
sont-ils prévus ?
- La température du chauffe-eau a t-elle été
baissée afin que la personne Alzheimer ne s’ébouillante
pas ?
- Les targettes et les clefs de la porte ont-elles été
ôtées afin que le malade ne puisse pas rester
enfermé à l’intérieur ?
- Des robinets à fermeture automatique prévus
pour éviter les inondations ont-ils été
installés ? Ou les fermetures des lavabos, baignoires,
bac à douche enlevées entre chaque utilisation
?
Prévenir
les chutes
- Eviter l’encombrement inutile. Les couloirs et
lieux de passage sont-ils dégagés de tous
les petits meubles ?
- Les sols et escaliers sont-ils débarrassés
de tout objet non rangé ?
- Les tapis sont-ils fixés au sol au moyen de ruban
adhésif ?
- Les escaliers et les couloirs sont-ils bien éclairés
? (chemin de la chambre aux toilettes en particulier)
- Des mains courantes ont-elles été ajoutées
?
- Des rampes de sécurité ont-elles été
installées dans l’escalier ?
- Un portillon protège t-il l’accès
de l’escalier ?
- Le malade est-il bien chaussé ? Bénéficie
t-il d’une aide technique adaptée à
la marche (canne, déambulateur…) ?
Favoriser l'autonomie
Dans la cuisine
- Les assiettes, plats et autres ustensiles sont-ils à
portée de main et faciles à retrouver ?
- Existe-t-il un espace de travail où l’on
peut s’asseoir tout en préparant les repas
?
- Images ou étiquettes sont-elles prévues
sur les portes des placards et tiroirs pour indiquer leur
contenu ?
- Un grand tableau blanc destiné à noter
les informations importantes a t-il été
installé ?
Dans la chambre
- Le lit est-il à bonne hauteur pour que le malade
puisse se coucher et se lever seul ?
- Existe-t-il un fauteuil large pour pouvoir s’habiller
assis ?
- La table de nuit est-elle stable et suffisamment large
pour poser lampe et objets personnels ?
- Les objets personnels du malade sont-ils toujours à
la même place ?
- Y a-t-il une veilleuse ?
Dans le salon
- La télévision est-elle d’usage facile
?
- Les sièges sont-ils adaptés et à
bonne hauteur pour pouvoir s’y asseoir et se lever
facilement ?
- Les objets utiles sont-ils bien en vue et à portée
de main ?
Supprimer les sources de stress
et de confusion
- L’éclairage est-il de qualité ?
Existe t-il des ombres qui pourraient être mal interprêtées
?
- Existe-t-il des veilleuses ou des interrupteurs fluorescents
pour que le malade puisse se lever la nuit ?
- Y a-t-il des objets qui effrayent le malade ? Dessins
sur la tapisserie ? Photographies ? Miroirs ?
- Est-il possible d’éviter les bruits inutiles
? Les visites simultanées d’un trop grand
nombre de personnes ? Les changements imprévus
et non préparés ?
Pour en savoir
plus
Prendre l’avis d’un professionnel
Les ergothérapeutes ont, entre autres
missions, de proposer un aménagement
de l’espace en fonction de handicaps
spécifiques.
Ils travaillent le plus souvent au sein d’équipes
gériatriques hospitalières parfois
mobiles.
Ils peuvent vous conseiller utilement sur
des solutions techniques destinées
à faciliter la vie de personnes atteintes
de troubles cognitifs : sièges de bain,
rehausseur de WC… |
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Références bibliographiques
Pancrazi MP, Métais P. Vivre avec un proche
atteint d’Alzheimer. InterEditions, Paris, 2004.
Pariel-Madjlessi S, Larcher V et al. La prise en charge
de la maladie d’Alzheimer : approches non médicamenteuses.
La Revue de Gériatrie 2003 ; 28(suppl A) : A14-A17.
Jean A. Guide pratique de la maladie d’Alzheimer
à l’usage du personnel soignant. Editions
scientifiques L&C, 2003.
Association France Alzheimer et maladies apparentées.
Alzheimer : la vie au quotidien. www.francealzheimer.com.
Prise en charge non médicamenteuse de la maladie
d’Alzheimer et des troubles apparentés, 2003.
Robert P et Touchon J. La maladie d’Alzheimer :
40 questions pratiques. Neuronale, tome 2
Crédits photos : PR Direct / Photodisc
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