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Comment repérer les troubles comportementaux ?

Mise à jour le 1er juin 2005

Les troubles psychologiques et comportementaux peuvent être présents à toutes les étapes de l’affection et ce, dès le stade précoce.
Ces désordres constituent une sorte de souffrance et de baisse de qualité de vie pour les malades mais ils représentent surtout une grande cause de détresse pour l’entourage.

Ce qu’il faut savoir
Insomnie, agitation, cris… peuvent avoir des causes externes qu’il est important de repérer surtout s’ils surviennent brutalement : douleurs, maladie, attitudes inadaptées de l’entourage…

Quels sont les principaux troubles psychologiques et comportementaux ?

1. La méconnaissance de la maladie
La personne Alzheimer ne reconnaît pas qu’elle est malade, ne comprend pas l’intérêt de se soigner et refuse l’aide qui lui est apportée.

2. Les troubles affectifs et émotionnels : anxiété, dépression, plus rarement exaltation de l’humeur, perturbation émotionnelles, apathie ou repli sur soi, conduites régressives.

3. Les signes psychotiques : idées délirantes, hallucinations, erreurs de perception.
Les idées délirantes consistent le plus souvent en idées de vol, d’abandon, de jalousie ou de persécutions de la part de la famille ou de l’entourage.
Les hallucinations sont souvent visuelles et représentent des personnes, des animaux ou des ombres.

4. Les désordres comportementaux : agitation, agressivité, déambulation, répétition incessante des mêmes gestes ou des mêmes phrases ;

5. Les perturbations des fonctions instinctuelles : rythme du sommeil, troubles de l’appétit, modification de la sexualité (désintérêt ou au contraire sollicitations répétées).

Les questions à se poser pour essayer d’identifier le trouble et de trouver sa cause

Quel est ce trouble ?
Depuis quand est-il apparu ? Dans quelles circonstances ?
Y a t-il eu des facteurs déclenchants ?
Quelle est son intensité ? Est-il difficile à vivre pour moi ?
Est-il continu ou intermittent ?
Si la personne Alzheimer est agitée, anxieuse, insomniaque ou repliée sur elle-même pourrait-il s’agir …
  - D’un problème médical : constipation, déshydratation, infection… ?
- d’un mal être physique : vêtements trop serrés, mauvaise position, moyen de contention… ?
- d’un problème affectif : solitude, tristesse, conflit… ?
- d’une modification récente de l’environnement : nouvelle personne dans la maison, changement de lieu de vie… ?
- d’un changement récent de traitement : arrêt brutal, modification de la dose, introduction d’une nouveau médicament, confusion dans les prises… ?

Il est essentiel
- de ne pas culpabiliser.
La plupart de ces troubles sont liés à la maladie et difficiles à moduler quelles que soient vos compétences.
- d’en parler avec le médecin et les professionnels qui vous aident à prendre votre parent en charge.


Références bibliographiques

Pancrazi MP, Métais P. Vivre avec un proche atteint d’Alzheimer. InterEditions, Paris, 2004.