Diagnostic d'Alzheimer
Il est important de faire mention au médecin traitant de tout changement de comportement et de tout signe de perte de mémoire.
S’il l’estime utile, le médecin généraliste adressera la personne au spécialiste (neurologue, gériatre ou psychiatre) avec lequel il a l'habitude de correspondre ou à une consultation mémoire de proximité pour faire un bilan plus détaillé.
- Séquences du diagnostic
- entretien du sujet concerné et de son entourage à la recherche des signes cliniques évocateurs,
- examen clinique complet et en particulier examen neurologique,
- tests neuropsychologiques (pas toujours réalisés si les troubles sont très importants),
- bilan général pour éliminer les démences liées à une affection curable et pouvoir confirmer le diagnostic (prise de sang, imagerie cérébrale,…).
- Objectifs de la démarche diagnostique (Pariel-Madjlessi S, 2002)
- évaluer les fonctions intellectuelles et faire la différence entre des troubles de mémoire bénins et des troubles en rapport avec une éventuelle démence ou quelqu'autre pathologie,
- poser le diagnostic et mettre en route le traitement de la maladie responsable des troubles de mémoire (maladie d’Alzheimer ou autre type de démence, ou encore maladie de la thyroïde, dépression ; …
Pour en savoir plus (HAS, mars 2008)
Seul l'examen du cerveau après la mort du malade peut apporter la certitude diagnostiqueen mettant en évidence les lésions microscopiques caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Jusqu'au décès du malade, le diagnostic évoqué sur la base des éléments cliniques reste « possible » ou « probable » (critères NINCDS-ADARA).
Des critères cliniques ont été établis (DSM IV) afin d’aider à poser le diagnostic de maladie d’Alzheimer.
Les troubles de la mémoire ne sont pas isolés. Ils s’accompagnent toujours d’une ou plusieurs des perturbations suivantes :
- troubles du langage caractérisés au début par la difficulté à retrouver certains mots
- atteinte de la gestuelle et du savoir-faire : difficultés dans l’utilisation d’appareils électroménagers par exemple
- atteinte de la capacité d’identification : initialement par des difficultés à reconnaître des symboles abstraits (logos, panneaux routiers) ou des objets peu familiers.
- atteinte de la capacité du patient à réaliser une tâche plus ou moins complexe nécessitant de s’organiser dans le temps, d’élaborer des projets. Dans la vie quotidienne, ces troubles se traduisent par exemple par des difficultés à remplir correctement sa déclaration d’impôts, à planifier un trajet à partir d’un plan ou d’une carte.
De plus,
- Les troubles sont à l’origine
- d'une altération des relations sociales et professionnelles,
- d'un déclin par rapport à l’état antérieur.
- L’évolution est caractérisée par un début progressif et un déclin continu
- La recherche d’une affection autre (éventuellement curable) qui pourrait être responsable de ce type de troubles est nécessaire avant de poser le diagnostic de maladie d’Alzheimer.
Références bibliographiques
HAS : Recommendations professionnelles pour le diagnostic et la prise en charge de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées (mars 2008).
Pariel-Madjlessi S, Larcher V, Pouillon M et al. Diagnostic et évaluation cognitive de la maladie d’Alzheimer en consultation spécialisée. La Revue de Gériatrie 2002 ; 27(10) :9-11.Pancrazi MP, Métais P. Vivre avec un proche atteint d’Alzheimer. InterEditions, Paris, 2004.
Mise à jour le 04/10/2010
