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Les signaux d'alerte

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La perte de la mémoire est le signe le plus souvent révélateur de la maladie d’Alzheimer et celui qui conduit le plus fréquemment à consulter un médecin.

Toutefois, au début des troubles, ce n’est pas toute la mémoire qui est atteinte. Bien souvent, l’entourage se laisse abuser par les capacités de leur proche qui se souvient souvent bien mieux qu’eux d’évènements très anciens.

En effet, la mémoire des faits anciens est souvent préservée, c’est la mémoire des faits récents qui est d’abord touchée.

Les troubles sont d'apparition insidieuse, ils sont ainsi souvent méconnus par l'entourage. Ils touchent essentiellement la vie quotidienne : le sujet malade oublie les visites, les rendez-vous, les coups de téléphone, les conversations… Il oublie de terminer ce qu’il fait, il répète plusieurs fois les mêmes questions. Il cherche la place des objets.

Par la suite des troubles du langage apparaissent : le patient " cherche ses mots ". 

Cette maladie n’affecte pas seulement le fonctionnement intellectuel, elle perturbe également le comportement.

La personne devient plus indifférente, moins active. Elle peut se montrer irritable, agitée voire agressive.

Parfois, les convictions obsédantes de la personne étonnent l’entourage. Elle peut par exemple être persuadée qu’on la trompe ou qu’on la vole « Je ne trouve plus mon portefeuille, c’est sûrement la femme de ménage qui l’a pris ».
« Le personnel me met mal mes protections pour la nuit. Ils le font exprès pour que mon lit soit mouillé ! »

Ces troubles du comportement peuvent précéder de plusieurs mois les problèmes intellectuels. Ils doivent alerter et ne pas être mis systématiquement sur le compte de l’âge. Ce n’est pas parce que l’on vieillit que l’on devient forcément acariâtre ou que l’on régresse.

Ces premiers symptômes s’accompagnent d’un retentissement sur les activités de vie quotidienne du sujet qui inquiète l’entourage. (Corpus gériatrie, 2000)

Le plus souvent, le sujet atteint ne se plaint pas tandis que l’entourage familial ou professionnel s’inquiète. (Chazarac, 1999)

Il est important de parler de ces premiers signes au médecin traitant. Il pourra faire la différence entre des troubles de mémoire bénins ou graves.


Références bibliographiques

HAS : Recommendations professionnelles pour le diagnostic et la prise en charge de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées (mars 2008).

Le collège national des enseignants de gériatrie. Confusion et démences. Corpus de gériatrie Tome 1. 2M2 2000 : 69-83.
Chazarac P et Gallice I. Examen psychiatrique du sujet dément. In : Léger, Clément et Wertheimer, Psychiatrie du sujet âgé. Paris : Médecine-Sciences Flammarion, 1999 : 169-81.
Pancrazi MP, Métais P. Vivre avec un proche atteint d’Alzheimer. InterEditions, Paris, 2004.

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