EVOLUTION
- La maladie évolue-t-elle plus vite à l’entrée en institution ?
La maladie n’évolue pas plus vite en institution. Cette idée fausse est née d’une part du sentiment de culpabilité de l’entourage qui ne peut plus garder le malade à domicile et d’autre part de l’idée erronée qu’en institution, le malade sera moins bien soigné qu’à domicile. De plus, les malades entrent en général en institution au stade sévère de la maladie d’Alzheimer d’où cette impression de la famille que la maladie évolue plus vite.
Il est important de continuer à visiter le malade en institution, à lui témoigner de l’affection, à maintenir un environnement aussi familier que possible même s’il semble indifférent (objets familiers, photos, musique, …). De plus, en institution comme à domicile, pour retarder l’évolution de la maladie, il est important que le patient bénéficie d’un traitement, d’un programme de vie et de soins personnalisés. Parlez-en au médecin, il vous en dira plus sur ces programmes de prise en charge personnalisés qui contribuent grandement à ralentir l’évolution de la maladie en institution.
- Est-ce que toutes les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer finissent par ne plus reconnaître leurs proches ?
À un stade avancé de la maladie d’Alzheimer, les malades présentent une agnosie : c’est l'incapacité à analyser et à reconnaître ce que l'on voit, entend ou touche, alors que la vision, l'audition et le tact ne sont pas perturbés. Ainsi, à un moment donné, le malade peut ne pas reconnaître le visage des personnes qui l’entourent y compris ses proches. Il peut en revanche les reconnaître à la voix ou à des détails : lunettes, vêtements, parfum,…).
- Les troubles de la marche et les chutes sont-ils en rapport avec la maladie d’Alzheimer ?
L’apraxie est un trouble du comportement gestuel qui empêche la réalisation sur commande de certains gestes. Ces derniers ne sont plus coordonnés et les malades ont du mal à se déplacer ou à effectuer certains gestes de la vie quotidienne comme manger ou s’habiller.
Si un de vos proches a du mal à coordonner ses gestes sans explication, parlez-en à son médecin traitant qui identifiera l’origine de ce trouble. Mais il faut savoir que ces troubles gestuels apparaissent à un stade avancé de la maladie d’Alzheimer, après les troubles de la mémoire, les troubles du comportement et de l’humeur. C’est pourquoi il est essentiel que le patient fasse des exercices et des mouvements de gymnastique pour préserver sa mobilité, sa force musculaire et son état physique global.
- La personne atteinte de la maladie d’Alzheimer change-t-elle de personnalité ?
Dans la maladie d’Alzheimer, les troubles de la mémoire sont prédominants, mais les changements de personnalité ne sont pas rares. Le malade peut devenir confus, renfermé et méfiant, apathique (état de fatigue générale et d’indifférence globale) peureux.
Ces modifications du caractère sont particulièrement épuisantes pour l’entourage du malade et douloureuses pour le malade. Pour faire face au mieux à ces changements de personnalité, adressez-vous à votre médecin traitant, il vous aidera au mieux
- Toutes les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer évoluent-elles de la même façon et aussi rapidement ?
Les statistiques montrent que la survie moyenne des malades est de 8 à 10 ans après le diagnostic, mais il s’agit d’une moyenne et certains malades peuvent mourir quelques mois après le diagnostic, alors que d’autres vont vivre 10 ans ou davantage. La maladie d’Alzheimer n’évolue donc pas à la même vitesse chez tous les malades. Autant la maladie est stéréotypée à ses débuts, autant son évolution est très variable en termes de rapidité de progression et en termes de signes cliniques (il existe des formes à déclin rapide). Certains malades présentent des troubles majeurs du langage alors que d’autres ne sont pas touchés à ce niveau. Certains présentent des modifications importantes du comportement, d’autres gardent très longtemps une vie affective et sociale riche.
- Comment la maladie d’Alzheimer évolue-t-elle dans les années qui suivent le diagnostic ?
La maladie d’Alzheimer s’aggrave progressivement. Environ 4 à 5 ans après l’apparition des premiers symptômes (troubles de la mémoire), d’autres troubles apparaissent. Initialement c'est la mémoire des faits récents qui est atteinte, plus tard les souvenirs anciens seront également touchés. Puis à ces troubles de mémoire vont progressivement s’ajouter des difficultés du langage et dans l’exécution des gestes. Parallèlement les capacités d’abstraction et de raisonnement diminueront progressivement. L’ensemble de ces symptômes retentiront sur la vie quotidienne (gestion des finances, utilisation des transports…), puis sur des activités plus simples comme l’habillage ou la toilette. Plus tardivement apparaissent des difficultés pour manger, ou encore aller aux toilettes. Enfin, les modifications du comportement s’accentuent : le malade est de moins en moins motivé pour voir sa famille (il s'agit de l'apathie, présente très tôt et tout au long de la maladie), pour sortir, certains malades disent parler à leurs parents décédés ou encore mettent un couvert pour un enfant qui a quitté la maison depuis longtemps. Mais autant la maladie est stéréotypée à ses débuts, autant, son évolution est très variée en termes de rapidité de progression et en termes de signes cliniques.
- Meurt-on de la maladie d’Alzheimer ?
La maladie d'Alzheimer est une maladie du cerveau qui est progressive entraînant une destruction lente des cellules du cerveau (neurones). Les traitements dont on dispose actuellement améliorent les symptomes de la maladie mais ne la font pas disparaître. Les patients meurent des complications de la maladie (dénutrition, thrombose veineuse liée à la perte de mobilité) et d’autres maladies (cancer, accident vasculaire…).
- La maladie d’Alzheimer favorise-t-elle l’apparition d’autres maladies ?
La perte d’autonomie liée à l’évolution de la maladie est lourde de conséquences : dénutrition, perte de mobilité, troubles de la déglutition…Ces conséquences favorisent d’autres maladies qui peuvent être fatales (thromboses veineuses, embolies pulmonaires, maladies infectieuses, fausses-routes, déshydratation, escarres…).
- Quelle est l’espérance de vie des malades Alzheimer ?
Les malades Alzheimer au moment du diagnostic sont déjà âgés, et le plus souvent ont dépassé 75 ans. Les statistiques montrent que la survie moyenne des malades est de 8 à 10 ans après le diagnostic. Un patient diagnostiqué à 75 ans, pourra donc espérer vivre jusqu’à 85 ans. Il est donc important de dépister précocement la maladie d’Alzheimer pour instaurer un traitement le plus tôt possible et ralentir la progression de la maladie.
- Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut-elle vivre longtemps
Les statistiques montrent que la survie moyenne des malades est de 8 à 10 ans après le diagnostic. Mais certains malades peuvent mourir quelques mois après le diagnostic alors que d’autres vont vivre plus de dix ans encore. De plus, il faut également savoir que les malades Alzheimer meurent le plus souvent d’autres maladies (cancer, accident vasculaire cérébral…). En revanche, il est important de dépister précocement la maladie d’Alzheimer pour instaurer un traitement le plus tôt possible et ralentir la progression de la maladie.
Mise à jour le 06/09/2010